Le nouveau coronavirus a-t-il du soroche ? Controverse sur les effets de l’altitude sur le COVID -19 : le cas de Cusco (Pérou)

Par Cristian Terry // English version below // Versión en español abajo

Coronavirus & soroche

Avant l’essor de la pandémie au Pérou (mars 2020), des milliers de touristes arrivaient chaque jour à Cusco, l’ancienne capitale de l’empire inca. Beaucoup d’entre eux·elles souffraient du soroche dès leur arrivée. Le soroche – terme quechua – fait référence au mal d’altitude qui s’accompagne généralement de maux de tête dus au manque d’oxygène. En effet, la ville de Cusco est située à environ 3’400 mètres au-dessus du niveau de la mer, et d’autres villages de la région sont même situés plus hauts.

Lorsque le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) a atterri au Pérou, les gens ont commencé à affirmer qu’ils étaient atteints de soroche. Il est vrai qu’au début, des cas de la maladie due au coronavirus (COVID-19) se déclaraient surtout dans la capitale péruvienne ainsi que dans d’autres zones de la côte nord et de l’Amazonie. Les régions de haute altitude telles que Cusco et Puno ont eu peu de cas. Un article du Washington Post (du 4 juin 2020) a soutenu cette idée du coronavirus souffrant du soroche, donnant l’exemple de Cusco avec seulement 916 cas de COVID-19 sur 141’000 cas au niveau national. Cet article fournissait en outre des données scientifiques d’autres régions en altitude :

Des chercheuses/chercheurs de l’Australie, de la Bolivie, du Canada et de la Suisse ont examiné les données épidémiologiques de la Bolivie, de l’Équateur et du Tibet. Elles/ils ont constaté que les populations dans les endroits qui dépassent les 3 000 mètres d’altitude rapportaient des niveaux bien inférieurs [de cas de COVID-19] que ceux de leurs homologues des plaines. 

L’article citait également des endroits andins comme La Paz n’ayant que 410 cas de COVID-19 en juin contre 8’387 cas à Santa Cruz, une région proche de la mer[i]. Au moment de la rédaction de cet article, les données scientifiques soutenaient l’hypothèse que l’altitude affectait considérablement la propagation du COVID-19 sur ces régions de hauts plateaux [ii]. À ce moment-là, mon oncle, à Cusco, soulignait :

Nous sommes heureusement protégé·e·s par les montagnes (l’altitude). Si tu regardes la carte, il semble que le coronavirus n’aime pas grimper. Il n’aime pas l’andinisme (andinismo).[iii]

Mon oncle et moi discutions de cette question, soulignant que les Cusquénien·ne·s pourraient contracter le virus mais ne développeraient pas autant la maladie. « Nos poumons sont mieux adaptés grâce à l’altitude », a-t-il affirmé[iv]. Ailleurs à Cusco, j’ai aussi entendu des affirmations similaires soulignant le « pouvoir des Andes », en lien à des raisons génétiques ou héréditaires associées à la « force des Incas » (ce qui est peut-être un argument controversé sachant que les Incas étaient touchés par la variole, une pandémie importée par les conquistadors espagnols qui ont décimé un nombre important des locaux)[v]. Les scientifiques défendant un effet de l’altitude sur la propagation du COVID-19 mentionnent des facteurs tels que l’hypoxie à haute altitude (très faibles niveaux d’oxygène dans le sang), le rayonnement ultraviolet plus élevé, la densité démographique plus faible dans les hauts plateaux et l’isolement des régions montagneuses[vi]. Quelle que soit la raison, chez nous dans la ville de Cusco, nous nous sentions en quelque sorte protégé·e·s du COVID-19, mais sans trop se fier à cette protection, en appliquant toujours les protocoles de protection.

Le coronavirus s’habitue au soroche

Peu à peu cependant, en regardant la région de Cusco, nous avons découvert que le SARS-CoV-2 n’avait pas réellement de soroche. Dès la fin du confinement national, en juillet, les Cusquénien·ne·s baissent la garde, sortent davantage et se préoccupent moins de la distance physique. Le 21 mai, la région de Cusco ne comptait officiellement que 700 cas de COVID-19 et 8 décès. Le 23 juillet, les effectifs ont augmenté : 6’481 infecté·e·s et 111 décès. Le 19 octobre, les cas et les décès étaient encore plus élevés (10 fois plus) : 61’116 et 1’200 respectivement. Le taux de positivité au COVID-19 augmente ainsi incroyablement de juillet à octobre, tout comme le taux de mortalité. S’il est vrai que la région de Cusco possède un vaste territoire amazonien (42%), il est également vrai que la province de Cusco – une des treize province de cette région située en altitude et qui comprend la ville de Cusco – présente la plupart des cas de COVID-19 (67%) et des décès (63 %) de la région : 41’205 et 765 respectivement (le 19 octobre)[vii].

Les statistiques remettent ainsi en question les affirmations préalables des personnes et des scientifiques sur le soroche du coronavirus. Cela est vrai non seulement à Cusco mais aussi dans d’autres régions andines comme La Paz. Par rapport à l’article du Washington post quelques mois en arrière, on se rend compte que le SARS-CoV-2 est plus fort qu’on ne le pensait. S’il a eu le soroche, il a fini par s’habituer à l’altitude. Une comparaison des décès dus au COVID-19 entre la région de Cusco et d’autres basses terres péruviennes le confirme. Prenons par exemple les données nationales du 19 octobre, le premier a un taux de létalité de 2,07%, ce qui est supérieur à celui de Tacna (1,77%), Madre de Dios (1,65%) et Amazonas (1,39%)[viii]. La région de Tacna est située sur la côte péruvienne et les deux autres dans la partie amazonienne du pays. Au Pérou en général, tant les terres basses comme Iquitos que les hauts plateaux comme les villes de Cusco et d’Arequipa ont souffert du manque d’oxygène, ce qui nous montre la précarité du système de santé publique qui a contribué à l’augmentation de la mortalité due au COVID-19, en particulier dans ces régions. Il existe en effet des facteurs sanitaires et socio-économiques qui ont augmenté les cas positifs et les décès au Pérou[ix], y compris les hautes terres.

Qu’apprend-on de cette controverse ? Incertitude et biosécurité

Le message final ici est d’attirer l’attention sur deux éléments en particulier. Le premier concerne les controverses et les incertitudes sur certaines affirmations – scientifiques ou non – concernant la pandémie du COVID-19. Le nouveau coronavirus nous a confronté aux limites de nos connaissances et de capacité à agir en conséquence. De nouvelles données empiriques peuvent remettre en cause les hypothèses scientifiques sur ce virus et son comportement, par exemple sur les hauts plateaux. Nous avons appris ainsi nos incertitudes sur les traitements (lesquels sont vraiment efficaces ?), les vaccins (lequel ? quand ? combien de doses ?), la transmission virale (par aérosol ?)[x], etc. Les incertitudes concernent également les mesures de santé publique telles que l’utilisation de gants au Pérou, étant tout d’abord recommandés par le gouvernement national, puis déconseillés par le gouvernement lui-même en raison du risque d’infection virale (quand il n’y pas une manipulation correcte). Un autre bon exemple est l’utilisation de masques. Leur usage a été une source de controverse dans le monde entier en tant que mesure de biosécurité efficace en matière de santé publique, recommandée dans certains endroits, obligatoire dans d’autres (sans mentionner les mouvements négationnistes qui sont contre leur utilisation). Le cas suisse montre par exemple comment leur usage évolue dans le temps, étant devenu récemment obligatoire dans les lieux publics fermés.

Le deuxième élément consiste à reconnaître l’importance de ne pas laisser de côté les mesures de protection. L’exemple de la région de Cusco souligne cette importance, car les cas et les décès causés par le COVID-19 commencent rapidement à augmenter dès que les gens baissent leur garde contre le virus. L’effet supposé du soroche sur la propagation du COVID-19 souligne la nécessité de faire attention aux données scientifiques disponibles. Le SARS-CoV-2 est un tout nouveau virus et nous en apprenons encore aujourd’hui. Si la recherche scientifique a été importante pour lutter contre le COVID-19, nous devons reconnaître ses limites ; elle est en constante évolution, comme l’affirment Pun et al. (2020, p. 220) :

La plus faible incidence du COVID-19 rapportée au sein des résident·e·s des hauts plateaux est assez intrigante, mais les observations épidémiologiques présentées jusqu’à l’heure dans ces régions sont préliminaires. Les données concernant la transmission du virus doivent être soigneusement interprétées et toute observation actuelle sur le COVID-19 concernant les différences d’incidence, de prévalence et de morbidité/mortalité liées à l’altitude doit être considérée comme spéculative et génératrice d’hypothèses en raison de la multitude d’autres facteurs environnementaux, politiques, temporels et du système de santé qui sont en jeu.

Le cas exposé ici remet en question l’hypothèse prématurée affirmant que les effets de l’altitude limitent la propagation du COVID-19 au Pérou, défendue précédemment par Accinelli et Leon-Abarca[xi]. Cela corrobore l’affirmation de Pun et al., tout comme les conclusions de Humaní et al. (2020) pour la région de Cusco en avril, attirant déjà l’attention sur des facteurs qui ne sont pas nécessairement liés à l’altitude, comme la faible densité démographique et l’isolement (ils mettent également en garde sur certains biais de recherche et sur le risque élevé de sous-évaluation des cas au Pérou dans les zones rurales des hauts plateaux)[xii]. Ces auteur·e·s pensent qu’il est prématuré de conclure à un impact de l’altitude sur la transmission du COVID-19. Puisque le SARS-CoV-2 s’est finalement avéré ne pas avoir de soroche, contrairement à certain·e·s touristes à Cusco, nous devrons peut-être continuer à appliquer ce qui semble être efficace jusqu’à présent (que nous soyons dans les hauts plateaux ou non) : lavage des mains, éloignement physique et utilisation appropriée de masques. Ces mesures de biosécurité seront importantes pour contenir la deuxième vague qui frappe le monde actuellement.


[i] Tegel, S. (2020, le 4 Juin). El coronavirus parece no afectar a las poblaciones que viven en grandes altitudes. Washington Posthttps://www.washingtonpost.com/es/tablet/2020/06/04/el-coronavirus-parece-no-afectar-las-poblaciones-que-viven-en-grandes-altitudes/. Voir aussi Ochoa, R. (2020, May 13). ¿La COVID-19 sufre de soroche? La Repúblicahttps://larepublica.pe/sociedad/2020/05/13/coronavirus-en-peru-la-covid-19-sufre-de-soroche/.
[ii] Voir Arias-Reyes, C., Zubieta-DeUrioste, N., Poma-Machicao, L., Aliaga-Raduan, F., Carvajal-Rodriguez, F., Dutschmann, M., … Soliz, J. (2020). Does the pathogenesis of SARS-CoV-2 virus decrease at high-altitude? Respiratory Physiology & Neurobiology277, 103443. https://doi.org/10.1016/j.resp.2020.103443; Xi, A., Zhuo, M., Dai, J., Ding, Y., Ma, X., Ma, X., … Xu, J. (2020). Epidemiological and clinical characteristics of discharged patients infected with SARS-CoV-2 on the Qinghai Plateau. Journal of Medical Virology92(11), 2528–2535. https://doi.org/10.1002/jmv.26032;
[iii] Afortunadamente estamos protegidos por las montañas (la altura). Si miras el mapa, parece que al coronavirus no le gusta escalar. No le gusta el andinismo.
[iv] Nuestros pulmones se adaptan mejor a la altura.
[v] García Cáceres, U. (2003). La implantación de la viruela en los Andes, la historia de un holocausto. Revista Peruana de Medicina Experimental y Salud Publica20(1), 41–50. http://www.scielo.org.pe/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S1726-46342003000100009.
[vi] Ces facteurs sont discutés puis remis en question par Pun, M., Turner, R., Strapazzon, G., Brugger, H., & Swenson, E. R. (2020). Lower incidence of COVID-19 at high altitude: Facts and confounders. High Altitude Medicine & Biology21(3), 217–222. https://doi.org/10.1089/ham.2020.0114
[vii] Les statistiques ci-dessous ont été obtenues de la Direction régionale de la santé-Cusco (DIRESA-Cusco):  http://www.diresacusco.gob.pe/new/
[viii] Données extraites du ministère péruvien de la Santé (MINSA): https://covid19.minsa.gob.pe/sala_situacional.asp.
[ix] Asensio, R. H. (Ed.). (2020). Crónicas del gran encierro. Pensando el Perú en tiempos de pandemia. Lima: IEP. https://iep.org.pe/wp-content/uploads/2020/06/Cr%C3%B3nica-del-Gran-Encierro-1.pdf; Terry, C., & Chichizola, B. (à paraître). Le Pérou face au Covid-19. Paradoxes et limites des mesures de confinement. In La république du coronavirus. Lyon: Institut de recherche sur le soin et l’accès aux soins.
[x] Voir RTS (2020, le 19 octobre). Les aérosols favorisent la transmission du coronavirus mais dans quelle ampleur ? Une question qui mobilise les scientifiques. https://rts.ch/play/tv/redirect/detail/11690171
[xi] Accinelli, R. A., & Leon-Abarca, J. A. (2020). At high altitude COVID-19 is less frequent: The experience of Peru. Archivos de Bronconeumologíahttps://doi.org/10.1016/j.arbr.2020.09.004
[xii] Huamaní, C., Velásquez, L., Montes, S., & Miranda-Solis, F. (2020). Propagation by COVID-19 at high altitude: Cusco case. Respiratory Physiology & Neurobiology279, 103448. https://doi.org/10.1016/j.resp.2020.103448


Cristian Terry est titulaire d’un Master en études du développement du Graduate Institute (Genève) et d’un doctorat en sciences sociales de l’Université de Lausanne. Ses études de terrain portent sur la dynamique et les effets du tourisme dans la région de Cusco. Il mène actuellement des recherches ethnographiques sur la pandémie du COVID-19, son évolution et ses effets au Pérou.


Does the new coronavirus have soroche? Controversy over high altitude effects on Covid-19: the case of Cusco (Peru)

By Cristian Terry

This paper questions whether the new coronavirus has soroche (altitude sickness). At the beginning of the pandemic, some studies hypothesized that high altitude affected the spread of COVID-19 in regions with over 3,000 meters above sea level. By presenting the case of the Cusco region, this paper calls this idea into question. With the passage of time and especially with the end of the lockdown, the new coronavirus has proven resistant to the Cusco heights, with a sharp increase in COVID-19 cases and deaths. This brings to light the uncertainty regarding the behavior of this new virus and emphasizes the need to continue with biosecurity measures, whether in lowlands or highlands.  

Coronavirus & soroche

Before the pandemic outbreak in Peru (March 2020), thousands of tourists arrived every day in Cusco, the ancient capital of the Inca empire. Lots of them had soroche as soon as they arrived. Soroche —a Quechua term— refers to altitude sickness which is generally accompanied by headache caused by the lack of oxygen. This is because Cusco city is located at approximately 3,400 meters above sea level, and other villages of the Cusco region are even located at higher altitudes.

When the new coronavirus (SARS-CoV-2) landed in Peru, people started claiming that it had soroche. It was true that, at the beginning, cases of coronavirus disease (COVID-19) attacked above all the Peruvian capital along with other northern coast and Amazonian areas. High altitude regions such as Cusco and Puno had few cases. An article in the Washington Post (June 4th, 2020) supported this idea of coronavirus having soroche, giving the example of Cusco with only 916 COVID-19 cases among 141,000 cases at the national level. This article provided scientific data from other high altitude regions: 

Researchers from Australia, Bolivia, Canada, and Switzerland examined epidemiological data from Bolivia, Ecuador, and Tibet. They found that populations in places that exceed 3,000 meters high reported much lower levels [of COVID-19 cases] than their counterparts on the plains.

The article also mentioned Andean places like La Paz having only 410 COVID-19 cases in June versus the 8,387 cases in Santa Cruz, a region close to sea level.[i] At the time of writing this article, scientific data supported the hypothesis that high altitude considerably affected COVID-19 spread on these highlands regions.[ii] At that time, my uncle in Cusco claimed: 

We are fortunately protected by the mountains (high altitude). If you look at the map, it seems that the coronavirus doesn’t like climbing. It doesn’t like andinism (andinismo; like alpinism but in the Andes).[iii]

My uncle and I were discussing this issue, pointing out that Cusqueños people might contract the virus but do not develop the disease that much. “Our lungs are better-adapted thanks to high altitude” he affirmed.[iv] Elsewhere in Cusco, I also heard similar claims highlighting the “power of Andeans”, because of genetic or inherited reasons linked to the “strength of the Incas” (perhaps a controversial argument knowing that the Incas were affected by smallpox, a pandemic imported by the Spanish conquerors who decimated a large number of locals).[v] Scientists defending a high altitude effect on COVID-19 spread mention factors such as high-altitude hypoxia (very low levels of oxygen in the blood), higher ultraviolet radiation, lower population density in highlands, remoteness of mountainous regions, and so on.[vi] Whatever the reason, at home in Cusco city, we felt somehow protected from Covid-19, but without relying too much on that protection and continuing to apply the protection protocols.

Coronavirus getting used of soroche

However, little by little, looking at the Cusco region, we have discovered that SARS-CoV-2 did not actually have soroche. As soon as national lockdown ends in July, Cusqueños letting their guard down, going out more and worrying less about physical distancing. On May 21st, the Cusco region had officially 700 COVID-19 cases and 8 deaths. On July 23th, numbers increased: 6,481 infected and 111 deaths. On October 19th, cases and deaths were even higher (10 times more): 61,116 and 1,200 respectively. COVID-19 positivity rate rises incredibly from July to October as well as death rate. If it is true that the Cusco region has a large Amazonian territory (42%), it is also true that the Cusco province —one of the thirteen provinces of this region located at high altitude and which includes Cusco city— has most of the regional COVID-19 cases (67%) and deaths (63%): 41,205 and 765 respectively (October 19th). [vii]  

Statistics then challenges previous people’s and scientific claims about the coronavirus’ soroche. This is true not only in Cusco but also in other Andean regions like La Paz. Compared to what was covered in the Washington post months ago, we realize that SARS-CoV-2 is stronger than we thought. If it ever had soroche, it has gotten used to high altitude. A comparison of COVID-19 deaths between the Cusco region and other Peruvian lowlands confirms this. Taking for instance October 19thnational data, the former has a lethality rate of 2,07% which is higher than that of Tacna (1,77%), Madre de Dios (1,65%), and Amazonas (1,39%).[viii] The region of Tacna is located on the Peruvian coast and the other two in the Amazonian part of the country. In Peru in general, lowlands like Iquitos and highlands like Cusco and Arequipa cities suffered from a lack of oxygen, which shows us a poorly public health system that contributes to COVID-19 mortality rise, particularly in those regions. There are indeed public health and socio-economic factors that have increased cases and deaths in Peru,[ix]including highlands.

What do we learn about this controversy? Uncertainty & biosecurity

The final message here is to draw attention to two elements particularly. The first one is about controversies and uncertainties over some claims —scientific or not— concerning the COVID-19 pandemic. The new coronavirus has confronted us with our limits of knowledge and our ability to act accordingly. New empirical data can challenge scientific hypotheses about the virus and its behavior, for instance on highlands. We learned about our uncertainty on treatments (which ones are truly effective?), vaccines (which one? When? How many doses?), viral transmission (through aerosol?)[x], etc. Uncertainty also concerns public health measures such as the use of gloves in Peru, firstly recommended by the National government, later advised against by the same government because of the risk of viral contagion (when it is not handled correctly). Another good example is the use of face masks. Their use has been a source of controversy worldwide as an effective biosecurity public health measure, just recommended in some places, mandatory in others (without mentioning negationist movements against their use). The Swiss case shows for instance how their use changes over time, became recently mandatory in public closed places.

The second element is about acknowledging the importance of not forgetting protection measures.  The case of the Cusco region points out this importance, since cases and deaths caused by COVID-19 rapidly start increasing as soon as people letting their guard down against the virus. The supposed soroche effect on COVID-19 spread stresses the need of being careful about available scientific data. SARS-CoV-2 is a brand new virus and we are still learning about it. If scientific research has been important to fight against COVID-19, we should acknowledge its limits; it is working-progress process, as stated by Pun & al. (2020, p. 220): 

The reported lower incidence of COVID-19 among high altitude residents is quite intriguing, but epidemiological observations presented so far from high-altitude regions are preliminary. The data regarding virus transmission should be carefully interpreted and any current observations regarding high altitude-related differences in incidence, prevalence, and morbidity/mortality of COVID-19 must be considered speculative and hypothesis-generating because of the multitude of other environmental, political, temporal, and health care system factors at play.

The case exposed here challenges premature hypothesis about high altitude-related effects on COVID-19 spread in Peru as previously defended by Accinelli and Leon-Abarca.[xi] It corroborates Pun et al.’s affirmation as well as conclusions given by Humaní et al. (2020) for the Cusco region in April, already drawing attention to factors that are not necessarily related to a high altitude effect like lower density population and remoteness (they also warn about some research bias and a high risk of underestimation of cases in Peruvian highland rural areas).[xii] They believe it is premature to conclude any high altitude positive impact on COVID-19 transmission. Since SARS-CoV-2 has proved eventually not having soroche as several tourists do in Cusco, we may have to keep applying what seems to be effective until now (whether we are in highlands or not): hand washing, physical distancing, and appropriate use of face masks. These biosecurity measures will be important to contain the second wave that is hitting the world today.


[i] Tegel, S. (2020, June 4). El coronavirus parece no afectar a las poblaciones que viven en grandes altitudes. Washington Posthttps://www.washingtonpost.com/es/tablet/2020/06/04/el-coronavirus-parece-no-afectar-las-poblaciones-que-viven-en-grandes-altitudes/. See also Ochoa, R. (2020, May 13). ¿La COVID-19 sufre de soroche? La Repúblicahttps://larepublica.pe/sociedad/2020/05/13/coronavirus-en-peru-la-covid-19-sufre-de-soroche/.
[ii] See Arias-Reyes, C., Zubieta-DeUrioste, N., Poma-Machicao, L., Aliaga-Raduan, F., Carvajal-Rodriguez, F., Dutschmann, M., … Soliz, J. (2020). Does the pathogenesis of SARS-CoV-2 virus decrease at high-altitude? Respiratory Physiology & Neurobiology277, 103443. https://doi.org/10.1016/j.resp.2020.103443; Xi, A., Zhuo, M., Dai, J., Ding, Y., Ma, X., Ma, X., … Xu, J. (2020). Epidemiological and clinical characteristics of discharged patients infected with SARS-CoV-2 on the Qinghai Plateau. Journal of Medical Virology92(11), 2528–2535. https://doi.org/10.1002/jmv.26032
[iii] Afortunadamente estamos protegidos por las montañas (la altura). Si miras el mapa, parece que al coronavirus no le gusta escalar. No le gusta el andinismo.
[iv] Nuestros pulmones se adaptan mejor a la altura.
[v] García Cáceres, U. (2003). La implantación de la viruela en los Andes, la historia de un holocausto. Revista Peruana de Medicina Experimental y Salud Publica20(1), 41–50. http://www.scielo.org.pe/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S1726-46342003000100009.
[vi] These factors are discussed and then challenged by Pun, M., Turner, R., Strapazzon, G., Brugger, H., & Swenson, E. R. (2020). Lower incidence of COVID-19 at high altitude: Facts and confounders. High Altitude Medicine & Biology21(3), 217–222. https://doi.org/10.1089/ham.2020.0114
[vii] These statistics below were obtained from the Regional Health Directorate-Cusco (DIRESA-Cusco):  http://www.diresacusco.gob.pe/new/
[viii] Data retrieved from the Peruvian Ministry of Health (MINSA): https://covid19.minsa.gob.pe/sala_situacional.asp.
[ix] Asensio, R. H. (Ed.). (2020). Crónicas del gran encierro. Pensando el Perú en tiempos de pandemia. Lima: IEP. https://iep.org.pe/wp-content/uploads/2020/06/Cr%C3%B3nica-del-Gran-Encierro-1.pdf; Terry, C., & Chichizola, B. (forthcoming). Le Pérou face au Covid-19. Paradoxes et limites des mesures de confinement. In La république du coronavirus. Lyon: Institut de recherche sur le soin et l’accès aux soins.
[x] See RTS (2020, October 19). Les aérosols favorisent la transmission du coronavirus mais dans quelle ampleur? Une question qui mobilise les scientifiques. https://rts.ch/play/tv/redirect/detail/11690171.
[xi] Accinelli, R. A., & Leon-Abarca, J. A. (2020). At high altitude COVID-19 is less frequent: The experience of Peru. Archivos de Bronconeumologíahttps://doi.org/10.1016/j.arbr.2020.09.004
[xii] Huamaní, C., Velásquez, L., Montes, S., & Miranda-Solis, F. (2020). Propagation by COVID-19 at high altitude: Cusco case. Respiratory Physiology & Neurobiology279, 103448. https://doi.org/10.1016/j.resp.2020.103448

Cristian Terry has a Master in Development Studies from the Graduate Institute (Geneva) and a PhD in Social sciences from the University of Lausanne. His fieldwork studies focus on tourism dynamics and effects in the Cusco region. He is currently doing ethnographic research on the COVID-19 pandemic, its evolution and effects in Peru.


¿El nuevo coronavirus tiene soroche? Controversia sobre los efectos de la altura en el COVID-19: el caso de Cusco (Perú)

Por Cristian Terry

Coronavirus & soroche

Antes del estallido de la pandemia en Perú (marzo de 2020), miles de turistas llegaban todos los días a Cusco, la antigua capital del Imperio Inca. Muchos de ellos/ellas sufrían de soroche al llegar. “Soroche” —término quechua— se refiere al mal de altura que generalmente se acompaña de dolores de cabeza por falta de oxígeno. Cabe señalar que la ciudad de Cusco se encuentra aproximadamente a 3,400 metros sobre el nivel del mar, y otros pueblos de la región están localizados a mayor altura.

Cuando el nuevo coronavirus (SARS-CoV-2) aterrizó en Perú, la gente afirmaba que tenía soroche. Es cierto que al inicio se declararon casos de la enfermedad por coronavirus (COVID-19) principalmente en la capital peruana así como en otras zonas en la costa norte y la Amazonía. Las regiones de gran altitud como Cusco y Puno han tenido pocos casos. Un artículo del Washington Post (4 de junio de 2020) sostenía esta idea del coronavirus padeciendo de soroche, brindando el ejemplo de Cusco con solo 916 casos de COVID-19 de 141,000 casos a nivel nacional. Este artículo también proporcionó datos científicos de otras regiones de altura:

Investigadores de Australia, Bolivia, Canadá y Suiza examinaron datos epidemiológicos provenientes de Bolivia, Ecuador y el Tíbet. Descubrieron que las poblaciones de lugares que superan los 3,000 metros de altura reportaron niveles mucho más bajos que sus homólogos de las llanuras.

Dicho artículo también citaba lugares andinos como La Paz con solo 410 casos de COVID-19 en junio en comparación con 8,387 casos en Santa Cruz, región cercana al mar[i]. Al momento de redactar este artículo, los datos científicos sostenían la hipótesis de que la altitud afectaba significativamente la propagación del COVID-19 sobre estas zonas altas[ii]. En ese momento, mi tío, en Cusco, señaló:

Afortunadamente estamos protegidos por las montañas (la altura). Si miras el mapa, parece que al coronavirus no le gusta escalar. No le gusta el andinismo. 

Mi tío y yo abordábamos este tema, señalando que los cusqueños podrían contraer el virus, pero no desarrollarían tanto la enfermedad. “Nuestros pulmones se adaptan mejor a la altura”, dijo. En otras partes de Cusco, también he escuchado afirmaciones similares enfatizando el “poder de los Andes”, evocando razones genéticas o hereditarias asociadas con la “fuerza de los incas” (que es quizás un argumento controvertido pues los incas fueron afectados por la viruela, pandemia importada por los conquistadores españoles que diezmó a un número significativo de habitantes)[iii]. Los científicos que defienden el efecto de la altura en la propagación del COVID-19 citan factores como la hipoxia a grandes alturas (niveles muy bajos de oxígeno en la sangre), mayor radiación ultravioleta, menor densidad de población en las zonas altas y el aislamiento de las regiones montañosas[iv]. Cual sea el motivo, en casa, en la ciudad de Cusco, nos sentimos de alguna manera protegidos del COVID-19, pero sin confiarse demasiado de esta protección, siempre aplicando los protocolos de protección.

El coronavirus se acostumbra al soroche

Sin embargo, gradualmente, al observar la región de Cusco, descubrimos que el SARS-CoV-2 en realidad no tenía soroche. A penas finalizado el confinamiento nacional en julio, los cusqueños bajan la guardia, salen más y se preocupan menos por la distanciación física. El 21 de mayo, la región de Cusco tenía oficialmente solo 700 casos de COVID-19 y 8 muertes. El 23 de julio, las cifras aumentaron: 6,481 infectados y 111 muertes. El 19 de octubre, los casos y las muertes fueron aún mayores (10 veces más): 61,116 y 1,200 respectivamente. La tasa de positividad de COVID-19 aumenta increíblemente de julio a octubre, al igual que la tasa de mortalidad. Si es cierto que la región de Cusco tiene un vasto territorio amazónico (42%), también es cierto que la provincia del Cusco —una de las trece provincias de esta región ubicada en altitud y que incluye la ciudad de Cusco— presenta la mayoría de los casos de COVID-19 (67%) y muertes (63%) de la región: 41,205 y 765 respectivamente (19 de octubre)[v].

Las estadísticas cuestionan así las afirmaciones anteriores de personas y científicos sobre el supuesto soroche del coronavirus. Esto es valido no solo en Cusco, sino también en otras regiones andinas como La Paz. En comparación con el artículo de Washington Post de hace unos meses, nos damos cuenta de que el SARS-CoV-2 es más fuerte de lo que pensábamos. Si alguna vez tuvo soroche, termino por acostumbrarse a la altura. Una comparación de muertes por COVID-19 entre la región de Cusco y otras zonas bajas de Perú confirma ello. Tomemos por ejemplo los datos nacionales del 19 de octubre, la región de Cusco tiene una tasa de letalidad de 2,07%, superior a la de Tacna (1,77%), Madre de Dios (1,65%) y Amazonas (1,39%)[vi]. La región de Tacna está ubicada en la costa peruana y las otras dos en la parte amazónica del país. En Perú en general, tanto las zonas bajas como Iquitos como las altas como las ciudades de Cusco y Arequipa han padecido la falta de balones de oxígeno, lo que nos muestra la precariedad del sistema de salud pública que ha contribuido al aumento de mortalidad por COVID-19, especialmente en estas regiones. De hecho, existen factores de salud y socioeconómicos que han aumentado los casos positivos y las muertes en Perú[vii], incluyendo las zonas altas del país.

¿Qué aprendemos de esta controversia? Incertidumbre y bioseguridad

El mensaje final aquí es llamar la atención sobre dos elementos en particular. El primero se refiere a las controversias e incertidumbres sobre ciertas afirmaciones, científicas o no, con respecto a la pandemia de COVID-19. El nuevo coronavirus nos hace enfrentar los límites de nuestro conocimiento y nuestra capacidad para actuar en consecuencia. Los nuevos datos empíricos pueden desafiar las hipótesis científicas sobre este virus y su comportamiento, por ejemplo, en zonas altas. Nos damos cuenta de nuestras incertidumbres sobre los tratamientos (¿cuáles son realmente efectivos?), las vacunas (¿cuáles? ¿Cuándo? ¿Cuántas dosis?), la forma de transmisión viral (¿por aerosol?)[viii], etc. Las incertidumbres también se refieren a las medidas de salud pública como el uso de guantes en Perú, primero recomendado por el gobierno nacional y luego desaconsejado por el propio gobierno debido al riesgo de infección viral (al no haber una manipulación correcta). Otro buen ejemplo es el uso de mascarillas. Su utilización ha sido motivo de controversia en todo el mundo como medida eficaz de bioseguridad en salud pública, recomendada en algunos lugares, obligatoria en otros (sin mencionar los movimientos negacionistas que se oponen a su uso). El caso suizo muestra, por ejemplo, cómo su uso cambia con el tiempo, recientemente obligatorio en lugares públicos cerrados.

El segundo elemento es reconocer la importancia de no descuidar las medidas de protección. El ejemplo de la región de Cusco subraya dicha importancia, ya que los casos y las muertes causadas por COVID-19 comienzan a aumentar rápidamente a medida que las personas bajan la guardia contra el virus. El supuesto efecto del soroche sobre la propagación de COVID-19 subraya la necesidad de ser cautelosos con los datos científicos disponibles. El SARS-CoV-2 es un virus completamente nuevo y todavía seguimos aprendiendo hoy sobre éste. Si bien la investigación científica ha sido importante en la lucha contra COVID-19, debemos reconocer sus límites; pus está en constante evolución, como afirman Pun et al. (2020, p. 220):

La menor incidencia reportada de COVID-19 entre los residentes de zonas altas es bastante intrigante, pero las observaciones epidemiológicas presentadas hasta ahora en regiones de zonas altas son preliminares. Los datos sobre la transmisión del virus deben interpretarse cuidadosamente y cualquier observación actual con respecto a las diferencias relacionadas con la altura en la incidencia, prevalencia y morbilidad/mortalidad de COVID-19 debe considerarse especulativa y hipotética (hypothesis-generating) debido a la multitud de otros factores ambientales, políticos, temporales y del sistema de salud que están en juego.

El caso presentado aquí pone en tela de juicio la hipótesis prematura de que los efectos de la altura limitan la propagación del COVID-19 en Perú, previamente defendida por Accinelli y Leon-Abarca[ix]. Esto corrobora la afirmación de Pun et al. y las conclusiones de Humaní et al. (2020) para la región de Cusco en abril, donde ya se alerta sobre factores que no necesariamente están relacionados con la altura, como la baja densidad poblacional y el aislamiento (también advierten sobre ciertos sesgos de investigación y sobre el alto riesgo de subestimación de casos en Perú en las zonas rurales del altiplano)[x]. Dichos autores piensan que es prematuro concluir que la altitura tiene un impacto en la transmisión del COVID-19. Dado que el SARS-CoV-2 finalmente resultó no tener soroche, a diferencia de algunos/algunas turistas en Cusco, es posible que debamos continuar aplicando lo que parece ser efectivo hasta ahora (ya sea que estemos en zonas altas o no): lavado de manos, distanciamiento físico y uso adecuado de mascarillas. Estas medidas de bioseguridad serán importantes para contener la segunda ola que azota actualmente al mundo.


[i] Tegel, S. (2020, 4 de junio). El coronavirus parece no afectar a las poblaciones que viven en grandes altitudes. Washington Posthttps://www.washingtonpost.com/es/tablet/2020/06/04/el-coronavirus-parece-no-afectar-las-poblaciones-que-viven-en-grandes-altitudes/. Véase también Ochoa, R. (2020, May 13). ¿La COVID-19 sufre de soroche? La Repúblicahttps://larepublica.pe/sociedad/2020/05/13/coronavirus-en-peru-la-covid-19-sufre-de-soroche/.
[ii] Véase Arias-Reyes, C., Zubieta-DeUrioste, N., Poma-Machicao, L., Aliaga-Raduan, F., Carvajal-Rodriguez, F., Dutschmann, M., … Soliz, J. (2020). Does the pathogenesis of SARS-CoV-2 virus decrease at high-altitude? Respiratory Physiology & Neurobiology277, 103443. https://doi.org/10.1016/j.resp.2020.103443; Xi, A., Zhuo, M., Dai, J., Ding, Y., Ma, X., Ma, X., … Xu, J. (2020). Epidemiological and clinical characteristics of discharged patients infected with SARS-CoV-2 on the Qinghai Plateau. Journal of Medical Virology92(11), 2528–2535. https://doi.org/10.1002/jmv.26032
[iii] García Cáceres, U. (2003). La implantación de la viruela en los Andes, la historia de un holocausto. Revista Peruana de Medicina Experimental y Salud Publica20(1), 41–50. http://www.scielo.org.pe/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S1726-46342003000100009.
[iv] Estos factores son abordados y luego cuestionados por Pun, M., Turner, R., Strapazzon, G., Brugger, H., & Swenson, E. R. (2020). Lower incidence of COVID-19 at high altitude: Facts and confounders. High Altitude Medicine & Biology21(3), 217–222. https://doi.org/10.1089/ham.2020.0114
[v] Las estadísticas citadas previamente se obtuvieron de la Dirección Regional de Salud-Cusco (DIRESA-Cusco):  http://www.diresacusco.gob.pe/new/
[vi] Datos tomados del Ministerio de Salud de Perú (MINSA): https://covid19.minsa.gob.pe/sala_situacional.asp.
[vii] Asensio, R. H. (Ed.). (2020). Crónicas del gran encierro. Pensando el Perú en tiempos de pandemia. Lima: IEP. https://iep.org.pe/wp-content/uploads/2020/06/Cr%C3%B3nica-del-Gran-Encierro-1.pdf; Terry, C., & Chichizola, B. (à paraître). Le Pérou face au Covid-19. Paradoxes et limites des mesures de confinement. In La république du coronavirus. Lyon: Institut de recherche sur le soin et l’accès aux soins.
[viii] Véase RTS (2020, 19 de octubre). Les aérosols favorisent la transmission du coronavirus mais dans quelle ampleur ? Une question qui mobilise les scientifiques. https://rts.ch/play/tv/redirect/detail/11690171
[ix] Accinelli, R. A., & Leon-Abarca, J. A. (2020). At high altitude COVID-19 is less frequent: The experience of Peru. Archivos de Bronconeumologíahttps://doi.org/10.1016/j.arbr.2020.09.004
[x] Huamaní, C., Velásquez, L., Montes, S., & Miranda-Solis, F. (2020). Propagation by COVID-19 at high altitude: Cusco case. Respiratory Physiology & Neurobiology279, 103448. https://doi.org/10.1016/j.resp.2020.103448

Cristian Terry tiene una Maestría en Estudios del Desarrollo del Instituto de Altos Estudios (Ginebra) y un Doctorado en Ciencias Sociales de la Universidad de Lausana. Sus estudios de campo se centran en la dinámica y los efectos del turismo en la región de Cusco. Actualmente está realizando una investigación etnográfica sobre la pandemia COVID-19, su evolución y efectos en el Perú.